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24 Avr. 2006 - La conquête de l'Est
Ecrit le 03 Mai 2006, 18:56 par KfiR


Quand KfiR et Vérodero s'en vont découvrir les lointaines routes de l'Est... de la France ! Wink
Et bien voilà mon petit carnet de voyage… Et je m’efforcerai, pour le plaisir de faire mentir ma réputation et d’éviter à certains d’attendre une prochaine constipation Wink, de le faire plus bref qu’à l’accoutumée (c'est-à-dire simplement « long » et pas « TRES long » Mr. Green)

Nous sommes donc partis pour toute une semaine, un matin d’avril aux aurores, les machines révisées et garnies de bagages, en direction de l’Alsace, et plus singulièrement de Bâle, où un copain devait nous offrir le gîte.


« Feezzie » et « Babyblue »

« Babyblue », le Hornet de Vé, est chaussée d’une belle paire de D220 tous neufs tandis que je dois essayer de ménager jusqu’au bout mon Pilot Power arrière déjà fort honteusement « carréifié » par les routes d’hiver et d’Ile de France. Après environ 150 kilomètres parcourus à allure soutenue en profitant des températures douces, Véro qui a oublié de remplir entièrement son réservoir, nous force peu à peu à tomber la vitesse à 90 km/h dans l’attente d’une station essence. Le bouleeeeeet ! Wink Une trentaine de bornes parcourues à cette allure sur l’autoroute, c’est tout sauf rassurant ! Nous ramassons enfin le précieux carburant à la pompe suivante lorsque je reçois un appel de Rudy : « Où êtes vous ? – Ben sur la route des vacances, dans une station – Oui, mais OU dans la station ? – Ben… Pourquoi ? T’es pas là, quand même ? - Si !! ». On tourne au coin des machines à café pour nous trouver nez à nez avec une poignée de joyeux motards véhèmecistes en partance pour le sud. Sauf que EUX ont chargé les machines sur des remorques et font la route en boîte à roues, les petits joueurs ! Ils ont repéré nos machines sur le parking de la station. Pardi : un Fazer bleu marqué « Feezzie », il ne peut y en avoir trente six ! Le monde motard est décidément bien petit !

Ayant dépassé à bonne allure (Vé a BIEN rempli son réservoir cette fois), les futur sudistes, nous rejoignons Beaune avant de remonter vers Mulhouse, puis Bâle. Une pause déjeuner et nous arrivons dans le courant de l’après midi. Le temps est superbe et l’appartement du copain qui nous héberge comporte une large terrasse en toiture et donne sur un petit canal aménagé pour les sports nautiques. Voilà des vacances qui démarrent pour le mieux !

Le lundi, après les inévitables courses de ravitaillement, nous nous sommes fixé une journée « petit trajet » pour nous reposer un peu du voyage. Nous remontons la Route des Vins au travers de vignobles au noms célèbres et faisons halte – par un grand hasard – dans un bar « motard » à la courette ombragée et tranquille. Là, on échange quelques propos avec les tenanciers avant de reprendre la route.


Le parking « spécial bikes »


Ambiance « vacances »


Puis c’est le déjeuner à Colmar et une petite visite de la vieille ville célèbre pour son architecture locale au style prononcé et caractéristique.


Je ne sais plus ce que c’est mais j’aime ce bâtiment


La vieille ville à Colmar


Enfin, on attaque les premiers vrais « exercices » : nous rejoignons Turckheim (autre lieu bâti comme une carte postale et où je vous suggère une halte) et entamons un parcours autour de Sainte Marie aux Mines et de Villé. Cà commence à pencher plus sérieusement même si à ce stade, machines et pilotes sont encore manifestement un peu rouillés par un hiver trop long. Notre parcours étant toutefois bouclé, on se décide à attaquer la célèbre « Route des Crêtes » par le Nord (c’est l’approche « académique » paraît il). Au bout d’une poignée de kilomètres, nous atteignons le Col du Bonhomme et là, impossible de poursuivre car la suite de la route est couverte de… CA :


Neige d’un jour, neige toujours !


La prochaine fois, on amène la luge !


Les équipes de la DDE sont paraît il en train de déblayer encore 22 kilomètres recouverts par près de… deux mètres de neige ! Qu’à cela ne tienne. On profite de la belle couche blanche pour nous rafraîchir (il fait plutôt chaud dans les vallées), et on redescend par d’autres voies. Puis retour vers Bâle. On aura tout de même bouffé près de 250 bornes.

Le mardi commencent les choses sérieuses. Au menu : le Ballon d’Alsace puis le plateau des mille étangs. Malheureusement le temps se couvre déjà un peu. L’on gagne à allure déjà plus joueuse le second sommet des Vosges où nous attend encore une bonne couche de blanc. On aurait du amener les skis ! Heureusement, les routes sont bien dégagées. Juste une attention à porter aux virages traités en pavés (une spécialité locale !) surtout dans les épingles à cheveux très nombreuses sur ces routes quasi montagnardes.


Euh… Vé, t’as pas oublié quelque chose ?


Solitude des sommets


Un déjeuner au Thillot avant d’attaquer la descente le long du plateau des mille étangs. La D486 qui file vers Melisey est superbe et propre et d’un tracé idéal. Chaudement recommandée ! Malheureusement en ce début d’après midi commence à tomber un peu de pluie. L’on fera bien de calmer un peu le jeu car en traversant la forêt et en remontant sur Faucogney la chaussée est très dégradée et couverte de tout un tas de trucs pas trop compatibles avec une bonne tenue de route ! On boucle enfin cette longue virée franc comtoise et on retourne à la casa avant de dîner à Bâle d’une excellente fondue au fromage.

Le mercredi, nous entrecoupons encore notre programme d’une journée plus touristique en reprenant la fameuse route des vins et en faisant une halte dans l’incontournable cité de Riquewihr. Je vous laisse apprécier les couleurs bigarrées de ce lieu aux ambiances rustiques et quasi médiévales. A visiter un peu hors saison (comme nous le fîmes) car la ville est célèbre et un peu trop… touristique. Arrêtés pour un petit café de fin de matinée, nous y prolongeons un peu notre séjour en déjeunant dans une vieille cour intérieure garnie d’un incroyable capharnaüm. Dépaysement garanti ! Et pour l’occasion (pas très motard, je vous le concède…) on goûte tout de même un petit Riesling du cru. Miam ! D’ailleurs d’une façon générale, ce séjour mettra très à mal nos bonnes résolutions diététiques du départ. Mr. Green


Dans les rues multicolores


L’une des innombrables enseignes de la ville


La tour des voleurs.


C’est l’esprit très légèrement coloré au blanc fruité que nous reprenons la route et escaladons par des voies fort sinueuses les hauteurs qui mènent au château du Haut Koenigsbourg. Nous effectuons une nouvelle halte culturelle au pied de cet édifice à l’architecture médiévale complexe et imposante, accroché aux rochers qui culminent en ce point et dominent toute la vallée de l’Ill vers l’est. L’endroit regorge de recoins aux décors grandioses. On y tourna notamment de célèbres scènes de la « Grande illusion » de Renoir.


Un décor parfait pour « Hamlet »


Et d’ailleurs… « to be or not to be… »


Puis, redescendant sur Sélestat, nous faisons une dernière visite à la Montagne des singes. Après avoir écouté toutes les précautions d’usage à respecter pour ne pas traumatiser nos amis primates, nous entrons les mains pleine de pop corn dans l’enclos et avons la surprise et la joie de nous retrouver nez à nez avec Bonobo, venu en nombre avec toute sa famille…


« Tapes m’en cinq ! »


« Finis ce pop corn ! Moi, j’en peux plus… »


Retour à Bâle par la route des vins puis la nationale où nous nous prenons à accélérer plus que de raison… juste le jour où la maréchaussée a décidé de sortir ses voitures flasheuses. Fort heureusement pour nos papiers roses, nous ne laisserons qu’un souvenir frontal de l’expérience. Je leur aurais bien demandé une copie du cliché en souvenir de cette petite bourre mais il est douteux qu’ils apprécient ma requête avec tout l’humour nécessaire…

Depuis quelque temps, je constate dépité que Météo France gratifie l’Hexagone d’un franc soleil, sauf justement sur l’Alsace. Comptant comme toujours sur la Bonne Etoile qui ne la quitte pour ainsi dire jamais, Véro persiste à vouloir demeurer dans la région et à tenir éloignées les gouttes à force d’incantations. Jusqu’alors çà ne marchait pas trop mal mais ce jeudi matin, il tombe des trombes sur le Rhin. Nous passons donc la matinée devant un bon film puis, profitant des éclaircies enfin revenues, traversons la frontière suisse pour aller visiter la ville et voir les belles vitrines de montres de prestige, qui sont une autre de mes nombreuses passions.


Ach ! Das Rhein !

A peine parvenus à moins de 200 mètres de la Marktplatz, une déviation nous… dévie (c’est fait pour !). Mais Bâle est une cité tellement hostile aux conducteurs estrangers que tout est fait pour les y perdre (en plus on y passe sans arrêt les frontières françaises, suisses et allemandes, la ville étant située au carrefour des trois pays). Nous tournerons 30 kilomètres et plus d’une heure durant avant de trouver enfin notre destination ! Nous passons le restant de l’après midi à visiter les rues pavées et pentues de la vieille ville et à nous émerveiller devant quelques monuments de la fine mécanique horlogère helvète.


Moi aussi quand je serai grand, j’aurai un joli bâton tout doré

Le vendredi est réservé à la dernière « grande virée » qui achèvera de donner à nos pneus le joli profil indispensable à tout motard voulant briller devant ses pairs. Et puis mon Michelin arrière devra décidément impérativement être changé dès la semaine de mon retour si je ne veux finir au tas, et je ne voudrais pour rien au monde que mon concessionnaire en profite alors pour me jeter un regard en coin avec l’œil torve et moqueur ! Le temps reste couvert mais sec, donc c’est parti pour une nouvelle grande saga des virolos avec départ pour Masevaux, puis remontée sur Thann et Cernay par la route Joffre. Là s’enfilent les épingles à cheveux, toujours trop souvent garnies de traîtres pavés agrémentés de gravillons. Fâcheux cocktail ! Et puis j’ai décidé de me passer du GPS et de naviguer à la carte. Nous cherchons brièvement notre chemin avant d’attaquer la toujours célèbre Route des Crêtes, mais cette fois par le sud. Objectif : aller aussi loin que le déblaiement du manteau neigeux nous le permettra.


C'est par où ???...

Malheureusement, je ne retrouve pas complètement le plaisir de rouler en ces lieux que j’avais expérimenté l’été précédent. Si la route est bien déneigée, elle est encore trop longuement couverte sur de nombreux tronçons de tout un tas de graviers et cailloux en tous genres. La prudence l’emporte encore souvent. Enfin nous parvenons à nous hisser au faîte du Ballon d’Alsace (anciennement de Guebwiller), point culminant du Massif des Vosges, lui aussi encore bien blanc. On y avale un chocolat pour se réchauffer avant que de redescendre par le versant opposé. La route est bordée de part et d’autre d’un mur de neige encore non fondue. On se croirait dans un tournage sur une quelconque odyssée sibérienne. Original et aussi beau que le paysage que l’on aperçoit à perte de vue par delà les contreforts.



Tutoyer les sommets…


Rien de tel qu’un bon chocolat pour reprendre des forces !


Au bout de quelques kilomètres, nous nous heurtons encore à une route fermée et devons obliquer vers Munster par une petite voie très sinueuse. Impossible d’atteindre le col de la Schlucht par les crêtes. Qu’à cela ne tienne ! Nous reprenons la D417 pour monter au col par le versant est. Cette fois le bitume est propre et les virages permettent d’enrouler à allure soutenue. Nous marquons juste une pause toutes les 5 minutes pour laisser aux « 4 roues » qui nous précèdent parfois et que nous rattrapons toujours trop vite, le temps de s’éloigner suffisamment pour dégager… la « piste » ! Parvenus au col, nous descendrons par la même voie. (Notez la bien ! Je la recommande également vivement aux tarmos en mal d’arsouille et de paysages magistraux.) Puis c’est encore un dernier retour à Bâle et nous passerons la soirée avec notre hôte, Denis, dans un bon petit restaurant local à déguster des tas de choses mauvaises pour notre ligne (Mmmmmh, ce foie gras…)

Samedi matin, nous quittons l’Alsace. Si la météo nous a empêché de mener à terme tout notre programme et notamment de descendre sur le Doubs, nous avons en effet décidé de marquer une pause sur le chemin de l’Ile de France et de retourner visiter les petites routes du Varaday 2005 dans le Morvan. Hélas, non seulement le ciel est toujours sombre, mais les températures se sont franchement effondrées, et en dépit de mes 47 épaisseurs vestimentaires nous tremblotons sous nos Corduras. Après une demie heure à ce régime, j’opte pour la position limande et m’affale derrière ma bulle sur la sacoche réservoir ce qui a pour effet quasi instantané de me réchauffer un peu mais aussi… d’augmenter franchement mon allure de roulage puisque je ne sens plus le vent ! Derrière moi, Vé qui n’est pas « carénée » travaille ses triceps et ses trapèzes. A ce rythme, nous parvenons fourbus et transis à Avallon avant que ne sonne midi !

Heureusement le soleil brille généreusement sur le Morvan. L’on dépose les bagages et l’on avale un bon déjeuner puis l’on prend la direction des routes du Varaday : Vezelay, Corbigny, Château Chinon, Montigny en Morvan… Sur la mémorable D944 toujours aussi propre et joueuse, le duo se dépouille à grand train jusqu’au lac de la Pannecière où nous faisons une halte – souvenir au pied du barrage. On y rencontrera même un trio de motards, visiteurs du forum Varadero – on – line. Petit monde…


« Souvenirs…


… Souvenirs ».


Nous reprenons notre voyage à bonne allure par les petites routes vers Saulieu. Parvenus sur la D977b dans une belle courbe à gauche, nos pneus dérapent sur des cailloux en plein virage. Plus de peur que de mal mais l’on constate vite que la voie est une succession de revêtements pourris et qu’aux graviers il faut vite ajouter de profondes ornières. Le parcours se termine donc bien plus tranquillement. Arrivés à Saulieu nous garons les motos devant « La Côte d’Or », temple de la gastronomie française bien connu des amateurs de bonne chère puisque c’est là qu’officiait une autre de mes idoles : feu Bernard Loiseau. Un coup d’œil curieux aux menus totalement incompatibles avec une circulation en moto (dodo après le dîner quasi obligatoire) et avec nos ressources du moment. Nous ferons donc quelques emplettes dans la boutique attenante et hésiterons longuement à repartir avec une boîte des excellents chocolats qu’on y déguste et que nous envisageons une petite seconde de savourer lentement en regardant le match de coupe de France annoncé pour le soir à la TV ! (Et qui me vaudra quand même une pensée attristée et compatissante pour notre bon Yogi)


Chez le « Grand Bernard ». On se contentera de lire le menu…

Puis arrive le dimanche et le retour tranquille vers nos pénates après un long et réparateur sommeil. Chacun s’en va rejoindre sa progéniture, ses obligations diverses, son travail… C’est la fin de ces belles vacances. Snif. Nous en ramenons de belles images, de joyeux souvenirs et des flancs de pneus tout assombris qui nous consolent enfin d’un hiver bien morne.

Pour ma part, je poursuivrai l’aventure jusqu’au KfiR’Bar, en Pays d’Auge, sous une drache mémorable qui laissera vêtements et moto propres comme si le tout sortait d’un lavomatic ! De retour à Paris, Feezzie affichera près de 3000 bornes sur son « trip partiel ». Belle virée !

Vivement le retour du soleil et les prochaines sorties... Cool




 
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